Objectif sol !
Le sol nous tient en vie. Et si on regardait pour une fois sous nos pieds ?
Hello les plongeurs, voilà la newsletter du Plongeoir #95.
Déjà, MERCI ! +300 réponses à mon sondage pour le futur du Plongeoir vendredi dernier...
🙏 Vous êtes 98,4% à trouver que Le Plongeoir est stable en qualité ou de mieux en mieux. On est comblés ! Voilà une analyse rapide des résultats si ça t’intéresse.
Aujourd’hui on ne plonge pas, on creuse…
L’Humanité a toujours regardé vers le haut. Les étoiles, la lune. C’est magnifique et ça fait rêver. Mais :
95% de notre alimentation vient des sols.
Ils stockent 3 fois plus de carbone que l’atmosphère.
Et ils abritent 80 % de la biodiversité animale.
Et si on rêvait de ce qu’il se passe sous nos pieds ? Alors allez, on creuse !
Avant de démarrer, n’oublie pas de t’inscrire à l’évènement BIG, plus gros évènement business d’Europe. Je me suis amusé à lister leurs speakers “impact”.
Le partenaire du jour : Bpifrance
Tu connais BIG ? C’est l’évènement organisé par Bpifrance le 23 septembre prochain à l’Accor Arena. Ils ont une section spéciale “Bulle verte” pour les sujets impact.
Regarde par exemple qui tu peux aller écouter :
Lucie Basch, Poppins & Too Good To Go.
Bernard Reybier, Fermod
Nicolas Cruaud, Neolithe
Feris Barkat, Banlieues Climat
Aurélien De Meaux, Electra
Marlène De Bank, Shift Project
Ça donne envie non ?
Si ce n’est pas déjà fait tu peux aussi :
Rejoindre Plouf pour rencontrer des associés.
T’inscrire à Parés à virer, les 24 et 25 septembre.
Lire les précédentes newsletters du Plongeoir.
C’est partiiii
Si tu as 30 secondes
Constat 🧐 : Le sol se détruit 40 fois plus vite qu’il ne se crée en France. Les raisons sont multiples : artificialisation des sols par l’urbanisation, intensification de l’agriculture, érosion, utilisation de pesticides, et même micro-plastiques. Action !
Sujet 🤓 : Est-ce que tu savais qu’un bon sol est composé à 50% d’air et d’eau ? Tu peux trouver 1 milliard de bactéries dans une cuillère à café de terre. Et 2 tonnes de vers de terre par hectare de prairie ! On te propose 5 minutes d’agronomie pour comprendre comment fonctionne le sol. Passionnant :)
Défis 🤝 : Il faut améliorer la connaissance de nos sols. L’agronomie doit passionner autant que l’astronomie ! Il est aussi important de choisir à quoi on veut dédier nos surfaces fertiles : produire des biocarburants, du bétail, créer de nouvelles infrastructures ? Ou lui laisser de l’air pour mieux produire notre alimentation ? De nombreuses boîtes se lancent pour régénérer nos sols. C’est fascinant, et ça donne espoir. Allez on plonge !
J’ai coécrit cette newsletter avec Florian Baralon. C’est un excellent agronome et expert en agroécologie. Il accompagne les agriculteurs dans le changement de pratiques, et les organisations dans la prise en compte et la restauration de la fertilité du sol et des paysages.
Merci aussi à l’habituelle Alice Carré-Seemuller :)
Go !
Si tu as 10 minutes
Au programme :
Constat : Le sol se dérobe sous nos pieds.
Sujet : Comment fonctionne le sol ?
Défis : Tout est encore possible.
Oups, cet e-mail sera coupé avant la fin. Lis-le dans ton navigateur 👇
1. Constat 🧐 : Le sol se dérobe sous nos pieds.
Les grandes personnes aiment les chiffres.
En France, le sol se détruit 40 fois plus vite qu’il ne se crée. Ça devrait nous alerter non ?
75% des terres mondiales sont dégradées. Ça pourrait être 90% en 2050. La productivité alimentaire mondiale devrait chuter de 12% en 25 ans, et les prix alimentaires pourraient augmenter de 30% selon les Nations Unies. Une véritable bombe à retardement.
Les sols mondiaux se dégradent en silence. Loin des yeux, loin du cœur ?
Il faudrait un Tintin Objectif Sol !
Mais d’où vient ce problème ?
Artificialisation : 21 000 hectares sont consommés chaque année pour urbaniser. C’est la surface d’un département comme le Nord ou le Var qui disparaît tous les 10 ans. Ou même de La Creuse puisqu’on parle du sol.
Intensification : plus les pratiques agricoles sont intensives (labour, pesticides...), plus les sols s’épuisent. Et un sol épuisé ne retient plus l'eau…
Pesticides : le scandale de la chlordécone aux Antilles est un bon symbole de la dégradation des sols. Cet insecticide cancérigène pour l’être humain a été utilisé dans les bananeraies de 1972 à 1993 pour lutter contre le charançon du bananier. Une proposition de loi est en cours pour obliger l’État à dépolluer les terres et les eaux. Mais 25 ans après son interdiction, les concentrations en chlordécone restent faramineuses chez le ver de terre…
Érosion : lors d’orages ou d’inondations, la couche de terre la plus riche en nutriments est emportée. L’érosion fait perdre environ 75 milliards de tonnes de sols fertiles chaque année. En plus ça coûte une fortune : 400 milliards de dollars de pertes annuelles au niveau mondial.
Plastique : tu as sûrement en tête l’image du 7e continent de plastique dans les océans ? Et bien les sols sont encore plus contaminés aux microplastiques que les océans.
Si on agit sur nos sols, on peut préserver notre santé, la qualité de l’eau, la biodiversité, notre indépendance alimentaire... Une pierre 4 coups !
Alors on se bat pour tout changer ? Pour agir il faut commencer par comprendre. C’est parti !
2. Sujet 🤓 : Comment fonctionne le sol ?
Le sol et l’humain, même topo.
En marchant en forêt, tu as déjà eu la sensation de poser les pieds sur des éponges ? Si oui, c’est une bonne nouvelle. Un sol qui fonctionne correctement, c’est 50% de vide. Un vide d’eau et d’air.
Le sol a donc besoin d’eau et d’oxygène. Comme nous ;)
Et pour les 50% restants ?
45% de matière minérale. Du plus gros au plus petit : sable, limons, argiles, ions (phosphate, sulfate, nitrate). Ça, on l’imagine bien.
4,75% de matière organique morte. Comme des plantes et animaux en décomposition, des racines. Logique aussi. Sauf que ce taux diminue avec l’intensification de l’agriculture… Arf.
0,25% d’organismes vivants. Vers de terre, champignons, bactéries, etc. Ils sont à l’origine de tout dans le sol… Une cuillère à café de sol de qualité contient 1 milliard de bactéries. Comme souvent, c’est ceux qu’on voit le moins qui agissent le plus.
On ne nourrit pas une plante, on nourrit un sol.
Ça paraît bête, mais on peut avoir l’impression qu’on donne à manger et à boire aux plantes. Et que le sol est “inerte”. Mais non !
Le sol est vivant, c’est lui qu’il faut nourrir. Quand des feuilles ou des fruits tombent sur le sol, ça le nourrit.
S’il y a suffisamment de ces matières organiques dans le sol, la particule fine minérale (appelons-la Madame Argilo) et la particule fine organique (Monsieur Humique) se rencontrent et se lient. C’est l’instant romantique. Elles créent ce qu’on appelle le complexe argilo-humique.
C’est super important. Dans un sol de qualité, le complexe argilo-humique retient l’eau et les nutriments.
Sans lui, tous les nutriments et la structure du sol partent au premier orage. Et toute l’eau disparaît au premier coup de chaud.
Les micro-organismes, bosseurs de l’ombre
Si on a un sol avec suffisamment d’air, d’oxygène, et de nutriments, les micro-organismes s’y développent rapidement. Logique.
Tous ces champignons, bactéries et autres micro-organismes s’activent sur notre complexe argilo-humique. Ils transforment la matière organique décomposée en nutriments que la plante peut assimiler.
Les plantes ont donc à manger. En plus d’avoir de l’eau, grâce à un complexe argilo- humique qui la retient bien. La vie est belle.
Alors zoomons sur ces micro-organismes du sol qui le rendent si vivant et fascinant. Qui transforment la matière organique en nutriments pour les plantes.
Sur un hectare de prairie, on peut trouver 2 tonnes de vers de terre et 4 tonnes de microbes (bactéries et champignons). Il y a plus de monde sous terre que dessus !
Quand on nourrit nos plantes en leur donnant de la matière organique, c’est donc surtout les habitants du sol qu’on nourrit.
Et pour savoir s’ils sont suffisamment présents, rien de tel que le test du slip. Non non je ne pars pas en cacahuète, c’est un test connu :) Si le slip en coton bio se dégrade vite, c’est que l’activité du sol est intense.
Les vers de terre sont la première biomasse animale terrestre.
Quand on pense aux espèces qu’on doit protéger, on pense plus souvent au panda ou aux abeilles qu’au ver de terre. Surtout que beaucoup de gens souffrent d’anthelmophobie. La phobie des vers de terre. Tu pourras répéter ça à ton prochain dîner.

Pourtant ils sont incroyables :
Le ver est le premier fournisseur d’engrais au monde. Que dis-je, de l’univers. Un turricule de vers (mot savant pour parler de leurs déjections) est 5 fois plus concentré en azote que la terre d’origine. Et ses galeries sont deux fois plus riches en carbone que le sol autour.
Il existe 3 700 espèces de vers de terre. 123 grouillent sous nos pieds en France. À chaque génération, la population est multipliée par 10 et certains peuvent vivre jusqu’à 10 ans. Mais seulement dans un environnement idéal par contre…
Et si on dépassait nos peurs pour faire du ver de terre le “panda du sol” ?
Tu savais que tu pouvais participer à observer et compter les vers de terre avec l’Observatoire participatif des vers de terre ?
Si tu veux suivre le parcours de deux jeunes agronomes qui placent tous leurs espoirs dans les vers de terre, plonge dans le super roman Humus.
“Les vers de terre sont les sauveurs du monde.”
Gaspard Koenig, auteur du roman Humus, dans un super podcast de Radio France.
Les champignons vont aussi te surprendre
De vrais guerriers. Certains s’attaquent à des sources de maladie, comme Trichoderma harzianum. D’autres sont carnivores, comme Drechslerella anchonia. C’est parce que les champignons peuvent se battre qu’on en utilise pour dépolluer les sols. C’est la mycoremédiation. Ils peuvent s’attaquer à toute forme de pollutions : radioactive, métallique… Fou !
Saprophyte aux autres espèces. Les champignons saprophytes transforment des matières organiques comme le bois en éléments nutritifs pour les plantes.
Les champignons mycorhiziens aident les plantes à accéder à l’eau et aux minéraux. Ils sont 20 à 50 fois plus fins que les racines, donc ils peuvent explorer des zones inaccessibles du sol. L’eau disponible pour les plantes est 10 à 15% supérieure lorsque les mycorhizes se développent sur la plante.
La start-up YpHen est très inspirante. Elle aide des agriculteurs bio ou en conversion à utiliser les champignons pour se débarrasser des résidus de pesticides dans leurs terres. Résultat : un gain énorme en temps et en coût par rapport à l'élimination mécanique classique. Cool !
Si ça t’intéresse tu peux lire les 6 manières de sauver le monde grâce aux champignons du célèbre mycologue Paul Stamets.
Et enfin, il y a des milliards de bactéries dans chaque poignée de terre.
Certaines fixent l’azote de l’air. C’est hyper utile pour le rendre accessible aux plantes ! Azotobacter ou Azospirillum par exemple sont capables de fixer 30 à 40 kg d’azote / hectare /an.
D’autres fixent l’azote dans le sol. Comme Rhizobium et Frankia. Elles se fixent aux racines et se nourrissent des sucres de la plante. Elles stockent de l’azote puis le restituent aux plantes suivantes. De quoi réduire notre dépendance aux engrais ?
Il y a même des bactéries qui sécrètent de l’acide lactique. C’est un stérilisant puissant qui peut aider à protéger de certaines maladies.
Grâce à toute cette biologie souterraine, les sols rendent des services dingues :
Production de notre alimentation
Habitat pour la biodiversité
Recyclage des nutriments
Régulation et épuration de l’eau
Stockage du carbone
Alors, on s’attaque à ce défi de la préservation des sols ?
3. Défis 🤓 : tout est encore possible.
Réfléchir à l’usage du sol
Les activités agricoles occupent 55% de notre territoire. C’est 45% dans le monde. Ça peut paraître énorme. Environ 5 fois la taille des États-Unis sert à notre alimentation.
Et c’est le premier argument de celles et ceux qui défendent un usage important de la chimie dans notre agriculture :
“Comment va-t-on nourrir la planète entière ? Il faut décider d’être moins nombreux sinon Messieurs dames !”
Mais on oublie les chiffres les plus importants :
80% des terres agricoles sont utilisées pour nourrir le bétail et 4% pour produire autre chose que de la nourriture (coton, biocarbutants…).
Il n’en reste que 16% pour nourrir directement les humains.
Une grande partie des prairies utilisées par les animaux ne sont pas convertibles en agriculture.
Mais 12% des terres mondiales sont utilisées pour le bétail et notamment pour produire leur alimentation. Alors qu'elles pourraient nourrir les humains…
Si on réduit un petit peu notre conso de viande, on aura la place pour cultiver avec moins de chimie.
Améliorer la connaissance des sols
Le système agricole tel qu’il a été conçu a progressivement dépossédé les agriculteurs de la connaissance de leurs sols.
L’idée n’est pas du tout de leur jeter la pierre. Le modèle agricole s’est développé autour d’industriels agricoles et de coopératives qui apportent des conseils aux agriculteurs. Et qui leur vendent les engrais et pesticides. Ils sont aiguillés sur leur apport d’engrais, de phytosanitaires et de semences.
C’est un peu comme toi et moi avec Waze ou Google maps. À force de l’utiliser, on ne sait plus aller d’un point A à un point B sans GPS.
Après 30 ans à suivre des conseils sur les recommandations d’engrais, on ne sait plus assez comment fonctionne notre sol et ce qu’il y a dedans.
Moins de 20% des agriculteurs se forment chaque année. Par manque de temps, de moyens, ou d’intérêt. Comment on les incite à se former à ces sujets ? D’autant qu’il y a très peu d’agronomes formés pour les former…
“C’est lors d’une réunion d’information sur le potentiel des sols que j’ai réalisé que je ne connaissais rien de ce qu’il se passait sous mes pieds. »
Eric Mahaut, agriculteur en Eure-et-Loir dans WeDemain
Tu connais Genesis ? Ils ont créé une sorte d’agence de notation des sols, pour qu’on puisse cartographier leur évolution.
Régénérer, ça commence par mesurer !
Et ensuite ça enchaîne par la formation. Regarde ce que font Ver de Terre production (142 000 heures de formation à leur actif), et Icosystème. Et bien sûr Les Vergers d’Aglae, la boîte de Florian qui a co-écrit ce plongeon.
Ecofarms est aussi une aventure inspirante : ils accompagnent autant les agriculteurs que leurs partenaires dans la transformation vers des modèles agricoles régénératifs.
Objectif carbone dans le sol
Tu as vu le super docu Mission Régénération (Kiss the Ground en anglais) ? En bon film américain, on y voit débarquer en superstar un héros des sols… français.
Stéphane Le Foll est alors ministre de l’Agriculture. Il lance à la COP21 l’initiative 4 pour 1000 pour promouvoir le stockage du carbone dans les sols. Notamment par des pratiques agroécologiques. Elle est signée par 40 États et plus de 60 grandes organisations internationales en 2015.
Le pari en 2015 : augmenter de 0,4 % par an le stock de carbone dans les sols permettrait de compenser l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère.
Tout ça a pris Duplomb dans l’aile en 10 ans. L’agroécologie n’est pas le sujet le plus important à l’Assemblée Nationale. Mais l’initiative s’est structurée et rassemble plus de 800 partenaires aujourd’hui. De quoi relancer la machine ?
Montrer que c’est possible
Nos sols sont très dégradés, mais aussi très résilients. Il est toujours possible d’agir et de leur redonner vie. C’est motivant !
As-tu déjà entendu parler du projet phénoménal du plateau de Loess piloté par John Liu au nord de la Chine ?
100 millions de personnes y vivent, sur la surface de la France. C’était un des lieux les plus érodés au monde au début des années 90. Un gros projet de restauration a été lancé à partir de 1995.
Entre 2007 et 2017, la couverture forestière a augmenté de 15 000 km2, les revenus agricoles ont été multipliés par 8.
Voilà le résultat. C’est fou non ?
Et cette histoire n’est pas la seule.
Au Brésil, Lelia et Sebastião Salgado ont aussi réussi un projet dingue avec plus de 2 millions d’arbres plantés et des sols régénérés en 30 ans.
En Afrique, Tony Rinaudo s’est battu pour recréer 5 millions d’hectares de végétation.
Alors tu nous diras “Ok, mais on est loin de nos enjeux d’agriculture française là ?”
Beaucoup d’agriculteurs prouvent qu’on peut régénérer les sols grâce aux pratiques régénératives. En augmentant revenus et rendements à moyen terme. On en a bien parlé dans notre Plongeon sur l’agriculture régénératrice.
C’est le cas de Milpa, une boîte qui a déjà prouvé qu’on pouvait cultiver plus de 2 500 hectares en bio régénératif sans perte de revenu.
D’ailleurs un agriculteur américain a écrit un livre sur son trajet vers le régénératif : Dirt to Soil. Bon lui, c’est un peu le VIP. Il a même papoté agriculture régénératrice avec le Prince William en juillet :)
Après ça n’est pas forcément simple pour un agriculteur d’enclencher la transition.
On leur a proposé un modèle intensif pour nourrir le monde, avec de la chimie et tout un “écosystème” autour. On les a rendus dépendants aux engrais parce que leurs sols n’ont souvent plus assez de matière organique et de structure. La situation financière de la majorité des agriculteurs ne leur permet pas d’investir massivement dans leur transformation.
Alors il faut probablement à la fois :
Être ambitieux sur l’objectif en réduisant massivement l’utilisation d’engrais et de pesticides.
Être tout aussi ambitieux sur l’accompagnement des agriculteurs. Pour ne laisser personne sur le carreau.
Tout ça n’est pas uniquement politique. Chacun doit y penser. Que peut-on inventer pour favoriser une transition douce vers des sols préservés ?
Se lancer pour régénérer les sols
Si tu veux agir, tu peux :
Mieux comprendre. Une petite Fresque du Sol est idéale pour mettre le sujet au milieu de la table en équipe de manière sympa.
Devenir producteur : Amandera et Greenpods travaillent à la régénération par la production d’amandes. Oé par le vignoble. Milpa dans les grandes cultures. Et des dizaines de producteurs qui s’engagent dans l’ombre sur le terrain.
Organiser de gros projets : Savory Institute est une belle inspiration. Ils lèvent des fonds puis organisent des projets de régénération du sol à grande échelle.
Financer la régénération du sol : Régénération investit dans le régénératif, certains dans l’agroforesterie. Regarde aussi Earthworm fondation, ou Restore.
Développer des solutions pour revitaliser les sols. Inspire-toi de Gaïago (champignons et bactéries), Toopi (valorisation de l’urine humaine), Veragrow (biostimulants), Olmix (algues).
Réduire pesticides et engrais : Rezomes propose de produire du Biochar sur la ferme pour améliorer la fertilité des sols, et UVBoosting parie sur les UVs pour la santé des plantes.
Travailler à la dépollution des sols : exemple de Valgo qui a développé son expertise sur le sujet, ou de ceux qui utilisent des champignons comme YpHen.
Parier sur de nouvelles cultures : Silphie, miscanthus, sorgho fourrager, céréales pérennes (ex du Kernza). Des cultures peuvent restructurer un sol. De nouvelles filières à développer ?
Développer du machinisme plus léger. Les tracteurs et outils plus légers sont moins chers, moins énergivores, moins destructeurs des sols. Il existe peu d’exemples encore… Une boîte à lancer ?
La liste pourrait être bien plus longue ! Si tu as d’autres inspirations en tête, écris-les en commentaire.
👏 C’est terminé pour ce Plongeon. Merci de l’avoir lu jusqu’au bout !
À qui tu pourrais le partager ? C’est uniquement comme ça que Le Plongeoir grandit.
Mets un petit like / commentaire avec ton ressenti :)
🙏 Énorme merci à Florian et Alice pour la coécriture.
Merci aussi à Pierre et sa super newsletter, il m’aide à communiquer ce contenu au plus grand nombre, notamment par Linkedin.
À très vite,







Merci pour cet article. Il est tellement utile de rappeler l'importance du sol pour notre humanité!
Les initiatives pour le préserver sont très nombreuses et c'est un bon signe.
J'aurai aimé y lire qu'un geste ultra simple pour les citoyens est de composter leurs déchets alimentaires :-)
Le compost a des super pouvoirs fantastiques pour nos sols.
Hello, merci pour l'article. Je crois avoir noté une erreur dans cette phrase "Mais 12% des terres mondiales sont utilisées pour le bétail et notamment pour produire leur alimentation. Alors qu'elles pourraient nourrir les humains…" mais la source dit "Poore and Nemecek estimate that 50% of croplands are used for human food, 38% is for livestock feed and 12% is for non-food uses." Il y a eu confusion maybe ou alors je n'ai rien compris (possible aussi ;) )