Hello les plongeurs, la vie est belle ? Voilà la newsletter du Plongeoir #104.
Cette édition fait partie de mon programme “Plongeons portraits”.
Il y a des rencontres qui marquent. Enky est une grosse découverte.
Un modèle profitable, qui fait X3 chaque année. Un impact écologique massif. Un modèle d’entrepreneuriat totalement libre, qui intéresse salariés et clients au capital et qui n’a pas besoin de levées de fonds.
Et en plus, Enky permet un rendement de 7 à 9% par an pour investir dans du mobilier (code promo LEPLONGEOIR si tu veux tester).
Trop beau pour être vrai ? J’ai vraiment pris une belle claque. Alors à toi de voir et hâte de lire ton avis :)
Si tu as 30 secondes
Constat 🧐 : Notre société a inventé le meuble jetable. On achète, on utilise quelques années, on jette. Il est temps que ça change.
Sujet 🤓 : L’histoire d’Enky est exceptionnelle. Aïssa est un entrepreneur inspirant et discret qui mériterait d’être plus connu. Une superbe découverte :)
Ingrédients 👏 : J’ai trouvé le modèle d’Enky brillant pour 3 raisons. D’abord parce qu’ils arrivent à financer tous leurs besoins en mobilier et en développement sans levée de fonds. En rémunérant 7 à 9% des investisseurs via du financement participatif. Je suis par exemple investisseur ;) Ensuite parce que leur modèle de mobilier par abonnement est moins cher et plus flexible que l’achat pour les entreprises qui veulent se meubler… Et enfin parce qu’ils sont en train de créer une aventure entrepreneuriale libre qui intéresse salariés et clients à hauteur de 30% du capital. La grande classe :)
On plonge ?
Ps : si tu veux investir dans du mobilier Enky, on a négocié un code promo avec le code LEPLONGEOIR : 100€ à 300€ offerts.
Cet article est un “Plongeon Portrait” du Plongeoir. Les partenaires rémunèrent le Plongeoir pour ce travail. C’est grâce à eux que cette newsletter reste gratuite. Tu peux lire ici comment on les sélectionne.
Si tu as 15 minutes
Au programme :
Constat : On a inventé le meuble jetable.
Sujet : La leçon de résilience derrière Enky.
Ingrédients : Le modèle brillant qui va transformer le mobilier.
La newsletter sera coupée avant la fin et tu louperas l’essentiel, alors lis-la en ligne ;)
1. Constat 🧐 : On a inventé le mobilier jetable.
Les grandes personnes aiment les chiffres
10,8 millions de tonnes : quantité de mobilier qui finit à la poubelle chaque année en Europe. Le modèle du “Fast furniture” symbolisé par Ikea depuis 50 ans a rendu le mobilier jetable.
1 600 ans : Age de la ville de Venise, pourtant perchée sur une structure en bois qui n’a jamais été renouvelée… Alors pourquoi une chaise finirait à la poubelle après 5 ans ?
80-90% : part des meubles en fin de vie qui sont incinérés. Le recyclage ne représente que 10%. Trop de matériaux composites et de colles. On produit, on transporte, on utilise quelques années, et on brûle. On change ?
84 milliards d’euros : taille du marché du mobilier en Europe. Tout est à transformer, et le marché est colossal. Intéressant !
Une solution géniale : l’économie de la fonctionnalité
Si tu étais déjà plongeur le 29 mars 2024, ça va te rappeler des souvenirs.
J’avais découvert le concept d’économie de la fonctionnalité… Vous êtes des dizaines à m’avoir écrit. Ce futur est une évidence pour beaucoup d’entre vous.
L’économie de la fonctionnalité consiste à remplacer la vente d’un produit par la vente de son usage.
L’exemple qu’on donne souvent est Michelin. À la base, ils vendaient des pneus aux transporteurs. Mais depuis plusieurs décennies, ils vendent aux transporteurs routiers des kilomètres.
Tout le monde gagne :
Rentable : la marque gagne mieux sa vie en facturant à l’usage. Et les clients sont plus fidèles parce que le service est meilleur.
Durable : la marque devient intéressée à ce que le produit dure le plus longtemps possible.
C’est exactement ce dont avait besoin l’industrie du mobilier…
2. Sujet 🤓 : La leçon de résilience derrière Enky.
Avant de plonger dans le modèle brillant du mobilier Enky, il faut comprendre d’où vient cette histoire. L’histoire d’Aïssa Laroussi est de celles qui te touchent dès la première minute.
Saison 1 : La rage entrepreneuriale
Il a 16 ans quand ses parents se séparent. Sa maman se retrouve seule avec 3 enfants. Il est l’aîné, et il veut l’aider. Il enchaîne les jobs en parallèle des études.
Après avoir testé plusieurs métiers, il se retrouve à vendre des abonnements téléphoniques en porte à porte. Il est assez bon, et il a l’impression qu’il pourrait lancer sa propre boîte.
Il décide alors de se lancer à 23 ans pour vendre des abonnements téléphoniques à son compte. Il se bat avec la rage de ceux qui n’ont pas le choix. Il doit réussir. Et ça cartonne. Il recrute 1 salarié, 2, 10, 20… Et il finit par gérer 150 commerciaux 3 ans plus tard.
Il sort à peine de l’université, et sa petite boîte fait déjà 8 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais en 2008, la crise débarque...
Les opérateurs téléphoniques mettent un gros coup de frein sur la promotion. Il essaie de sauver sa boîte, mais c’est impossible. Il doit arrêter l’hémorragie et fermer. C’est très compliqué dans la tête d’Aïssa à ce moment-là.
Saison 2 : Apprendre et rebondir.
Il se rend compte après coup d’une erreur importante qu’il a commise. Il dépendait à 100% d’un seul client ! On est plus intelligent après comme on dit :)
Il se souvient aussi de la première difficulté financière qui l’a étouffée : les délais de paiement. Quand il vendait un abonnement téléphonique, il ne touchait sa commission que 3 mois plus tard. C’est le marché. Mais c’est dur !
Il rencontre alors une personne qui lui présente une idée pour solutionner ce problème de trésorerie vécu par toutes les petites boîtes. Et ils décident de s’associer pour créer la fintech Edebex.
Leur modèle est super malin. Imagine que tu as une petite entreprise de maraîchage, et que tu travailles avec Carrefour. Ils te paient 3 mois après, mais tu voudrais être payé tout de suite. Edebex va te payer et te racheter cette créance auprès de Carrefour. En échange, ils vont prendre un petit pourcentage, 2% par exemple.
Et devine… Ça a explosé, à tel point que la solution a financé plus d’1 milliard d’euros de créances. Des factures de 5 000 à 100 000 euros. Les entrepreneurs pouvaient enfin être payés instantanément.
Tu te poses peut-être la même question que moi. Comment ils ont trouvé ce milliard d’euros pour racheter les créances des entrepreneurs ?
Ils ont créé une plateforme de financement participatif et ont développé une communauté d’investisseurs particuliers.
Aïssa et son cofondateur sont sortis de cette aventure avec un joli chèque et des apprentissages énormes.
De quoi remonter bien plus haut dans la pyramide de Maslow. Et créer un projet encore plus ambitieux... En particulier au niveau environnemental.
Saison 3 : L’idée d’Enky.
Aïssa se dit qu’il veut :
Contribuer directement à la lutte contre le changement climatique.
Avoir un impact massif sur le quotidien des gens.
Une boîte rentable pour être libre, indépendante d’investisseurs VC.
Un modèle long terme, pour voir à 30 ans.
Il repense alors à un des plus gros apprentissages de ses deux premières aventures : “Cash is king”.
Il faut garder de la trésorerie. Éviter de dépenser tout ce qui n’est pas indispensable.
C’est pour ça qu’énormément d’entrepreneurs paient désormais tout “As a service”. On paie les flottes de voiture en leasing. Et on ne paierait plus un logiciel 1 000 euros : tout est payé à l’usage, en abonnement mensuel ou annuel.
C’est à ce moment-là qu’il pense au mobilier. C’est un investissement énorme pour les entrepreneurs qui aménagent leur bureau. Ou pour les restaurateurs et les hôteliers. Et ça n’est pas vraiment le type d’investissement que tu peux éviter. Tu ne vas pas faire asseoir les gens sur le carrelage.
Alors qu’est-ce qu’on fait quand on est entrepreneurs et qu’on veut réduire la facture ? On achète le moins cher possible. Du mobilier jetable.
C’est ce qu’avait vécu Aissa dans ses 2 aventures.
Et si on pouvait acheter un meuble durable par abonnement ?
Un meuble de qualité pourrait durer plus de 25 ans. Et coûter très peu en location mensuelle. On pourrait donc mettre fin au jetable ?
Il n’y aurait plus de coût massif d’achat de mobilier lors de l’installation dans un bureau ou la création d’un restaurant… Cash is king !
La flexibilité pourrait être géniale. Tu as besoin d’agrandir tes bureaux ? Évoluer l’aménagement ? Pas de souci on enlève certains meubles et on en ajoute d’autres.
Plus Aïssa creuse le sujet, plus c’est une évidence pour lui. Dans 10 à 15 ans, la majorité des entrepreneurs choisiront leur mobilier par abonnement.
Saison 4 : Inventer le mobilier par abonnement.
Il décide de se lancer en 2019, et il lève 700 000 euros auprès de business angels.
Il installe son premier client en janvier 2020. Et là BIM… Covid. Pas vraiment le bon moment pour lancer un business d’aménagement de bureaux !
Il faut attendre 2022 avant que le rythme ne reprenne vraiment. Et il faut 2 ans de plus à l’équipe pour vraiment appréhender le marché. Ils restent une petite équipe resserrée de 5-6 personnes jusqu’à fin 2023. Ils se concentrent sans chercher à grandir trop vite. Pour comprendre toutes les subtilités du modèle et de leurs clients.
À part quelques entreprises qui fournissent du mobilier par abonnement pour les expatriés, il n’y avait pas, et il n’y a toujours pas vraiment de concurrence. Donc pas vraiment d’inspiration ! Il fallait tout tester et inventer.
Aïssa Laroussi, Founder & CEO, Enky
Pendant cette période, ils financent eux-mêmes le mobilier loué à leurs clients. Il faut avancer les fonds ! Avec l’argent de la boîte, puis avec un peu de prêts bancaires. Mais ils comprennent vite que ce sujet du financement de mobilier va devenir limitant.
Pourquoi ne pas aller voir des banques tout simplement ?
Les banques financent, mais elles veulent un remboursement en 3 à 5 ans et leurs conditions sont trop rigides. Enky veut investir dans du mobilier qui dure plus de 25 ans, pour réduire l’impact écologique et diminuer le prix des loyers des clients. Les banques y voient trop de risques. Pourtant dans la tête de l’équipe Enky le mobilier de grande marque est un actif tangible, facile à récupérer en cas d’impayé ?
Les bureaux à meubler commencent à se multiplier vite, très vite. Mais il va bientôt devenir impossible de financer tout ce mobilier à mettre en location…
Comment faire ?
Saison 5 : La magie du modèle de financement Enky
On est début 2024. Aïssa se rappelle de son aventure précédente chez Edebex. Il avait réussi à financer 1 milliard d’euros via des investisseurs individuels.
L’équipe décide de faire pareil. Ils lancent une plateforme de financement participatif interne et ils se lancent dans la création d’une communauté d’investisseurs.
Le modèle est simple. Tu peux investir à partir de 500 euros. Et tu peux placer autant que tu veux. Un investisseur a même placé 1 million d’euros en octobre dernier ! Enky te rémunère ensuite 7 à 9% par an selon les durées d’engagement.
Ça te parait beaucoup ?
La location de mobilier est un modèle rentable, et les clients se multiplient. Il faut créer un modèle attractif pour financer ce mobilier. Nous rémunérons 7 à 9% par an les investisseurs parce que nous pouvons nous le permettre et que nous voulons créer une communauté solide d’investisseurs. Pas parce que c’est trop risqué.
Aïssa
Aïssa et son équipe lancent la plateforme de financement de financement participatif mi 2024, après un gros travail technique et juridique.
Et là tout décolle.
Pour te donner un ordre d’idée :
Ils avaient financé pour 2 millions d’euros de meubles en 5 ans, de 2019 à fin 2023.
En 2024 ils ont financé 2 millions d’euros de meubles. Autant que les 5 années précédentes.
Et en 2025, ils ont déjà financé plus de 6 millions d’euros.
En 2026, ils s’attendent à financer entre 20 et 30 millions d’euros de mobilier… Autant de mobilier quali et durable qui ne sera pas du “fast furniture” !
Saison 6 : Vers l’infini !
Enky se déploie aussi dans les restaurants et les hôtels depuis 1 an. C’est même déjà 40% du chiffre d’affaires.
J’ai lancé mon restaurant début 2025. Je voulais du mobilier de qualité, mais c’était trop cher. Enky m’a permis d’accéder au mobilier dont je rêvais grâce à l’abonnement. En plus si mon modèle évolue, je pourrai faire évoluer mon nombre de tables.
Emilie Piolet, restauratrice “The Moment”, Paris 5.
Enky est passé de 5 à 25 salariés sur les 18 derniers mois. Mais ce que je trouve le plus intéressant dans cette histoire, c’est :
Qu’ils ont su patienter 5 ans et creuser en profondeur comment le modèle pouvait être optimisé. Ils n’ont pas confondu ambition et précipitation.
Qu’ils ont su se faire confiance. Tout le monde leur répétait que lancer 2 modèles économiques différents (abonnement de meubles pour entreprises, et produit de placement financier pour particuliers) était suicidaire. En plus ce sont deux modèles nouveaux, sur des cibles différentes. Pourtant ça marche, et ça marche même très très bien !
Qu’ils alignent parfaitement modèle économique sain et durabilité. Un modèle circulaire, écologique et rentable. Que demande le peuple ?
J’ai vraiment l’impression d’assister à la naissance d’une superbe boîte. Mais prenons un pas de recul. Voilà les ingrédients de leur modèle qui me fascinent le plus.
3. Ingrédients 👏 : Le modèle brillant d’Enky.
La pierre angulaire du modèle : Enky invest
Le génie d’Enky a été de penser aux investisseurs particuliers pour créer un modèle autonome en financement… Plus de 6M€ de meubles ont été financés par une communauté de 3 700 investisseurs en 2025. Chaque projet de 50 000 à 300 000 euros est financé dans la journée aujourd’hui !
Il faut être réactif pour pouvoir participer. D’ailleurs si tu veux le faire, inscris-toi ici et mets le code “PLONGEOIR” pour avoir jusqu’à 300 euros offerts.
Le mobilier Enky émet 3 fois moins de CO2 que la moyenne. Et tu peux le financer avec un placement qui te fournit 7 à 9% de rendement par an.
Comment Enky gère le risque ?
Voilà ce que m’a raconté l’équipe :
C’est un titre obligataire, qui verse un intérêt fixe selon une durée d’engagement. Par exemple 8% par an sur 2 ans d’engagement.
Enky ne finance que des projets déjà signés, et avec une durée d’engagement ferme. Ils ne lèvent pas des fonds auprès de nous pour financer des projets hypothétiques futurs. Les revenus qui vont permettre de payer les intérêts aux investisseurs sont déjà sécurisés plusieurs années à l’avance.
Le risque est partagé sur tous les clients. Si un client ne paie pas, c’est Enky qui prend cette perte sur sa marge. Ça ne concerne pas l’investisseur.
Le seul moment où le client ne paye plus c’est quand il a fait faillite. Il y a moins de 8% des contrats qui se sont arrêtés depuis notre création en 2019, et c’est en majorité suite à des faillites.
Thomas Virolle, Head of Invest, Enky
Mais si trop de clients font faillite, Enky peut faire faillite ?
Oui, mais le risque est faible :
Enky a déjà plus de 200 clients signés, c’est diversifié.
Le mobilier est quasiment la dernière ligne que les clients coupent. Difficile de mettre tes salariés et clients sur la moquette :)
En cas de faillite, il est facile de récupérer le mobilier et de le relouer. Il est assez standard, facilement reconditionnable et transportable. En dernier recours, il peut même être revendu. La valeur du mobilier haut de gamme se maintient voire augmente dans le temps !
Les entreprises ont tout intérêt à passer au mobilier par abonnement.
C’est moins cher
Prenons l’exemple d’un meuble neuf qui coûte 1 000 euros, et dont la durée de vie est de 7 ans aujourd’hui dans une entreprise :
Coût d’entretien et de fin de vie. Avec le temps il faut le réparer, puis s’en débarrasser. Enky estime ce coût à 200 € sur 7 ans.
Coût d’opportunité. Acheter un meuble, c’est immobiliser du capital. 1 000 € placés à 5 % pendant 7 ans rapporteraient 407 €.
En réalité, ce meuble revient donc à 1 000 + 200 + 407 = 1 607 €.
Et chez Enky ?
L’abonnement d’un meuble qui vaut 1 000 € sur le marché coûte environ 10€ par mois chez Enky. Donc 840€ sur 7 ans, tout compris.
840€ chez Enky vs 1 607€ pour l’achat du meuble. Quasi 2 fois moins cher.
Comment c’est possible ?
Enky achète en volume et sans intermédiaire, ce qui réduit énormément les coûts. Et puis le mobilier Enky n’est pas jetable, il est conçu pour durer plus de 25 ans. Enky ne facture qu’une petite partie du prix sur 7 ans !
Shari Dewannemacker, Head of Revenue, Enky
Autre avantage financier souvent oublié : le design. Quand on change de mobilier, on doit souvent payer un architecte ou un designer.
Enky a développé une communauté de designers et architectes avec qui ils partagent une partie de la marge du projet. À partir de 25 000 euros de valeur de mobilier, ils te mettent gratuitement un architecte / designer à dispo.
Et le plus malin dans l’histoire : ces architectes et designers recommandent ensuite Enky à leurs autres clients !
Même si les situations varient, j’ai globalement été surpris de comprendre que la location revenait globalement moins cher. Fou non ?
C’est plus flexible
C’est sans doute le plus gros avantage de l’abonnement.
Tu déménages ? Enky reprend et adapte ton mobilier au nouveau lieu.
Tes besoins changent ? Plus de télétravail, moins de salles de réunion ? L’abonnement s’ajuste.
Un meuble est cassé ? Enky le remplace. Si c’est de l’usure normale et pas ton dernier stagiaire qui a dansé dessus un peu trop tard, tu ne paies rien. Et si tu dois payer parce que tu l’as clairement détruit, ça ne sera jamais plus de 10% du prix du meuble. Classe.
Quand on grandit vite, les besoins en mobilier évoluent tout le temps. L’abonnement Enky résout totalement ce problème en rendant le mobilier flexible.
Raoul Bravo, cofondateur d’Outsight et client Enky.
D’ailleurs la flexibilité, c’est aussi au niveau financier. C’est assez fou de voir comment le modèle peut s’adapter à toutes les situations :
Abonnement classique : durées de 12 à 72 mois, souvent alignées sur la fin du bail. Avec ou sans option d’achat.
Leaseback : si ton bureau est déjà équipé, Enky rachète tes meubles existants et te verse le cash en 2 semaines. Tu gardes tes meubles, et tu pars sur un abonnement mensuel. Il faut juste que ce mobilier soit durable.
Achat circulaire : certaines entreprises ne veulent pas d’abonnement. Celles qui veulent augmenter leur profitabilité pour être plus sexy lors d’une vente de l’entreprise par exemple. Dans ce cas Enky leur vend les meubles classiquement, et ils signent une promesse de rachat de ces meubles à un prix défini et à une date ultérieure. Ça revient au même qu’un abonnement au niveau du coût total. Mais c’est présenté autrement dans la comptabilité.
On sent une culture proche du client. C’est super bien réfléchi non ?
C’est plus écologique
Le mobilier Enky émettrait 3 fois moins de CO2 (selon une étude Enky). Sans compter l’impact massif sur la biodiversité d’un besoin plus faible en matière. Pourquoi c’est si cool ?
Déjà tout commence par le sourcing :
Bois européen : Ils ne choisissent que du bois de forêts européennes, avec une fabrication en Europe. Pour réduire le transport, et bénéficier d’un SAV local et réactif.
Réparabilité : seuls les meubles facilement réparables et nettoyables sont retenus (ex. canapés déhoussables, meubles solides).
Design intemporel : Enky préfère les inconditionnels, qui ne se démodent pas.
Le deuxième pilier, c’est la circularité :
Durée de vie : pour être rentable, Enky doit louer chaque meuble au moins 25 ans (4 à 5 cycles). Un scoring de durabilité permet de suivre cette exigence de près.
Réparation : dès qu’un client rend un meuble, il est rapatrié dans un entrepôt Enky. Il est réparé en partenariat avec des artisans ou les marques, puis repart pour un nouveau cycle. Le coût des réparations est inclus dans le modèle.
Les clients peuvent même choisir du mobilier Enky d’occasion :
De l’occasion récente, issu de clients Enky.
Du vintage, acheté auprès d’antiquaires.
Le marché du mobilier d’occasion est en train de cartonner. C’est moins cher que l’achat traditionnel, et ça se développe 3 fois plus vite. Un modèle malin en temps de crise !
Sauf qu’acheter de l’occasion est super compliqué aujourd’hui. Pour meubler un bureau complet, il faut trouver des pièces à droite à gauche, ça prend beaucoup de temps. Le modèle Enky te permettra d’avoir du meuble de seconde main avec le même niveau de facilité et de service que le neuf.
Et puis ce que j’ai appris pour ce portrait, c’est que la loi encourage le mobilier circulaire. La loi AGEC impose déjà à la commande publique 20 % de réemploi, de réutilisation ou de composants recyclés. Demain, cette logique s’appliquera à toute l’économie !
Un modèle entrepreneurial profitable et libre
J’ai adoré comprendre comment l’équipe développait le projet pour être le plus solide et libre possible.
La profitabilité crée la solidité
On ne peut pas avoir d’impact à long terme sans un modèle économique sain. Enky est déjà un modèle profitable. Pas forcément comptablement sur 2025, parce qu’ils ont investi dans le recrutement pour passer de 10 à 25 personnes. Mais les clients Enky ont signé des contrats fermes d’abonnement sur plusieurs années, et le modèle est rentable par nature.
Une preuve de la profitabilité ? Non seulement Enky ne lève pas de capital pour se développer en ce moment mais ils sont en train de racheter leurs investisseurs.
Ils avaient levé 700 000 euros en 2019 auprès de Business angels pour se lancer, et 1,5M€ auprès d’un équivalent de la BPI belge. Ils sont en train de les rembourser.
Engager salariés et clients au capital
Tu vas voir, c’est vraiment inspirant.
Enky a développé un modèle de financement participatif en interne pour financer ses meubles. Ils ont décidé d’en profiter pour intéresser leur communauté à la réussite de la boîte.
Ils ont levé 1 million d’euros sur leur plateforme interne au début de l’année. Plus de 300 clients Enky et salariés se sont retrouvés au capital. Intéressés au résultat de l’aventure.
Enky n’avait pas besoin de fonds, mais ça permet d’intéresser massivement les parties prenantes de l’entreprise au résultat.
Et ce qui est le plus intéressant à comprendre, c’est qu’ils vont le refaire tous les 18 à 24 mois. Les actionnaires d’Enky (salariés, clients, autres) pourront décider régulièrement de vendre leurs actions ou au contraire d’en acheter plus. Ils auront cette option de liquidité très fréquemment, ce qui est super rare !
Le monde a changé et on peut se financer autrement. Nous allons ouvrir 25 à 30% du capital aux salariés et clients Enky. On veut créer une aventure libre, indépendante, mais aussi collective !
Aïssa
Enky est en train de se positionner sur un marché massif, avec un modèle bien pensé et proche de ses clients. Leur modèle de financement du mobilier est brillant, rodé, et il permet en plus aux salariés et clients d’investir dans Enky et de même de vendre régulièrement.
Est-ce que ça ne serait pas une vraie inspiration dans la manière de financer des projets ?
C’est tout pour aujourd’hui, merci de nous avoir lus jusqu’au bout !
Si tu veux investir dans du mobilier circulaire Enky, n’oublie pas le code promo LEPLONGEOIR. Ça leur permettra de savoir que tu viens d’ici, et tu auras 100 à 300 euros offerts.
Ps : cette newsletter n’est en aucun cas du conseil en investissement, juste un projet que je trouve très cool.
J’ai deux derniers services à te demander :
Mets un petit like / commentaire avec ton ressenti, ça ne mange pas de pain et ça fait du bien.
Si tu as trouvé cette newsletter utile, partage-la. C’est uniquement comme ça que ce projet grandit.
À très vite,






Super plongeon ! Merci.
Je suis abonné à une newsletter d'éducation à l'investissement (Snowball), qui parle régulièrement d'Enky. Sachant qu'ils ne mettent en avant que des projets dans lesquels eux-mêmes investissent, que ce sont des experts en investissement et qu'ils ne sont pas exclusivement portés vers l'investissement durable, c'est pour moi un autre indice fort de la solidité d'Enky sur le plan de la rentabilité, en plus d'avoir un impact positif. La preuve qu'on peut concilier les deux !
MErci, ce parcours est impressionant.
Une remarque sur le côté financier, si les entreprises changent de mobilier et jettent régulièrement c'est aussi grâce (!) à l'amortissement....
De mon côté j'ai travaillé pour Merci René, qui a fait depuis longtemps le même constat sur le marché du mobilier d'entreprise et qui fait de l'agencement intérieur et propose que du recyclé, upcyclé, neuf responsable. Vous connaissez?